Malabo : Dr Adesina estime urgente l’intégration régionale de l’Afrique

mer, 06/12/2019 - 19:33

En prélude des réunions annuelles du Groupe de la Banque africaine de Développement (BAD) qui s’ouvrent ce mardi 11 juin dans la capitale équato-guinéenne, Malabo, le président de la BAD Dr Akinwumi Adesina a justifié le thème choisi cette année. « En invitant les 3000 participants de 80 pays, à nos assises à débattre de l’intégration régionale et la transformation de l’Afrique, nous plaidons en faveur de l’installation d’un moteur de croissance fort au cœur du continent, dira-t-il. Les faits démontrent que les pays qui enregistrent la plus forte croissance sont ceux qui se trouvent dans des zones régionalement intégrées. »

« L’Afrique- affiche certes un taux de croissance significatif de son PIB, avec 4% en 2019 et 4,1% l’année prochaine, a poursuivi Dr Adesina, la croissance mondiale étant à 3,3 % et l’Eurozone à 1,6%. Mais cette moyenne africaine doit être le minimum pour chacun des 54 pays du continent. Il est vrai que 22 pays sont à 5% de croissance et 21 autres entre 3 et % 4, mais oeuvrons pour pousser tous les pays. »

La solution la plus efficace selon le président de la BAD est le renforcement de l’intégration régionale, l’activation utile des zones de libre échange, le renforcement de l’infrastructure, des transports, des ports et aéroports, et des marchés financiers. Sans oublier la libre circulation des biens et des personnes.

Evoquant sa récente visite à Tunis du 2 au 4 mai dernier, Dr Adesina a mentionné ce que lui avait alors dit, Mansour Moalla, membre du Groupe des 9 Experts qui ont rédigé les statuts de la BAD en 1963 – 1964 : « Dès le départ, nous avons conçu cette banque comme un levier d’intégration économique du continent et de développement intégré ».

L’augmentation du capital de la BAD et la recapitalisation du FAD

Toute la semaine qui commence sera marquée ici à Malabo par de laborieuses réunions des gouverneurs de la BAD et des délégations continentale (dont la Tunisie) et hors du continent, mais aussi d’une série d’évènements parallèles en panels de discussions et forums. L’une des grandes questions sera sans doute l’augmentation du capital de la Banque (à hauteur de 100% et la recapitalisation du fonds africain de Développement (FAD). « J’y compte beaucoup, a affirmé Dr Adesina dans une interview exclusive à Leaders. Et j’ai bon espoir d’y parvenir », ajoutera-t-il, tout optimiste.