Coulisses de la confrontation "Aziz-Ould Hademine": "c’est toi qui as menti et c’est toi qui as volé"

sam, 10/03/2020 - 21:00

L'agence de communication "Taqadoum" a eu écho de certaines coulisses de la séance de confrontation dernièrement organisée, entre l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz et certains symboles de sa décade, en particulier l'ex-Premier ministre Yahya Ould Hademine.

Un face-à-face qui ne semble pas avoir s’être élevé aux propos peu civilisés et étrangers aux milieux intellectuels et de haut rang.

Ould Abdel Aziz et ses anciens collaborateurs, ex Chef du gouvernement, ministres et hauts fonctionnaires, étaient tous réunis dans une grande salle, pour les besoins de la confrontation, dans l’espoir pour les limiers anticorruption d’affiner leurs instructions avant de transférer les résultats de l’enquête au Procurer de la République.

Un officier de la police chargée des crimes économiques et financiers, investi de superviser cette chaude confrontation, demanda, à son entrée dans la salle bondée de monde, au Premier ministre Ould Hademine, s'il persiste à maintenir le contenu des procès-verbaux le concernant dans l’enquête, dans lesquels il accuse Ould Abdel Aziz de lui avoir donné les ordres d’exécuter ses instructions relatives à des questions suspectes et contraires à la loi.

L’ancien Premier ministre a répondu, avec calme, sérénité et confiance par «Oui», avant que l'ancien Chef de l’Etat ne sorte de son silence de marbre, auquel il s'était attaché depuis le début des investigations le visant, disant en hassaniya « Ekeydhebt, Ekeydhebt », soit littéralement mais aussi péjorativement : « tu as menti, tu as menti » !

Des propos très provocants et irresponsables qui ont sorti Ould Hademine de son souci de tenir en ces séances, des propos responsables, pas blessants et modérés.

Profondément touché par ce mépris et cette incivilité tenus publiquement devant les enquêteurs et les personnalités impliquées dans les dossiers de corruption de la dernière décennie, Ould Hademine répliqua à l’ancien président avec le même ton méprisant voire plus en lui disant les yeux dans les yeux : « Ekeydhebt Inte we Essayragt », soit littéralement mais aussi avec un ton dévalorisant : « c’est toi qui as menti et c’est toi qui as volé » !

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