Aucun lien n’existe entre l’échouage des oiseaux et la situation sanitaire de l’élevage de volailles (porte-parole du gouvernement)

jeu, 02/04/2021 - 23:35

L’échouage des oiseaux dans le parc national de Diawling résulte de la présence d’un virus connu, et n’a aucun rapport avec la situation sanitaire de l’élevage des volailles dans le pays. L’Etat interviendra, à travers ses services compétents, quand la situation l’exige ».

C’est ce qu’a déclaré, mercredi à Nouakchott, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et des Technologies de l’Information et de la Communication, porte-parole du gouvernement, M. Sidi Ould Salem, lors d’un point de presse conjoint avec sa collègue du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, Mme Naha Mint Hamdy Ould Mouknas, sur les résultats du Conseil ministres.

Le porte-parole a ajouté, en réponse à une question de l’AMI, qu’un comité interministériel, composé des départements de la Santé, de l’Environnement et du Développement rural a été constitué après l’annonce de la nouvelle de l’échouage des oiseaux dans le parc national de Diawling.

« Ce même comité interministériel a fait le déplacement vers le site du parc et procédé à l’enterrement des cadavres des oiseaux échoués suite à une pathologie virale », a-t-il dit.

M. Salem a, également, précisé que le Conseil des ministres a examiné et adopté des projets de décrets et suivi des communications, dont celui modifiant certaines dispositions du décret fixant la liste des produits et services dont le prix est arrêté.

« La ministre du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme a présenté devant le conseil des ministres une communication relative à la mise en place d’un code à barres industriel (Préfixe Pays) en Mauritanie », a conclu le porte-parole du gouvernement.

Pour sa part, la ministre du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, Mme Naha Mint Hamdy Ould Mouknas, a commenté le projet de décret modifiant certaines dispositions du décret fixant la liste des produits et services dont le prix est arrêté. Elle a souligné qu’il s’inscrit dans le cadre de l’exécution des dispositions prises par le gouvernement, sur instructions du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dans le but de circonscrire la flambée des prix des produits alimentaires essentiels, résultant des effets négatifs de la pandémie de la covid-19.

« En vertu de cette loi, le ministère sera doté de compétences lui permettant de réglementer le tarif des produits alimentaires essentiels par des arrêtés qui seront pris, en fonction des impératifs de la situation, et en conformité avec les textes définis. Par cette mesure, nous parviendrons à sortir les produits essentiels du champ des perturbations et spéculations du marché ».

Mme Mint Mouknas a ajouté que le décret constituera, en principe, l’ancrage des dispositions arrêtés par le comité interministériel chargé d’étudier et de proposer des solutions permettant la baisse des prix des produits alimentaires. Elle a noté que le présent texte élargit la liste des produits et services dont le prix est arrêté par le rajout de nouveaux produits essentiels comme le pain, l’huile de table, le riz, le sucre, le lait et le blé.

La ministre a, par la suite, passé en revue les efforts entrepris par le comité interministériel pour atténuer la flambée des prix des matières essentielles sur le marché national.

Au sujet de la communication présentée devant le conseil des ministres, Mme Mint Mouknas a précisé qu’elle porte sur la mise en place d’un code à barres industriel.

« Il s’agit des signes et codes permettant l’identification du fabriquant et la nature de chaque produit industriel. Ce qui rendra l’action du département plus visible », a-t-elle dit.

Elle a ajouté que la communication propose des mesures devant stopper l’anarchie qui règne dans les marchés locaux, surtout, à travers la production et la commercialisation des marchandises sans utiliser les systèmes d’identification.

« La mise en place d’un système d’identification des produits industriels mauritaniens va faciliter leur commercialisation et promouvoir leur exportation, notamment après l’accord d’association avec la CEDEAO et l’entrée en vigueur de la zone de libre-échange continentale africaine ZLECAF et les autres accords de libre-échange signés par notre pays ».

Répondant à une question de l’AMI au sujet des dispositions éventuelles que le gouvernement compte prendre pour agir sur les prix du poisson qui connaissent ces jours-ci une hausse significative, la ministre a précisé que ce problème sera résolu dans un délai qui ne dépasse pas un mois.

« Le ministre des pêches a déjà une vision des conditions qui ont entraîné cette hausse et agira en conséquence pour stopper la montée du coût de ce produit essentiel. La production nationale en poisson couvre largement les besoins du marché, et à des prix abordables, sans que cela n’affecte nos exportations ou notre autosuffisance en la matière », a conclu Mme la ministre du Commerce.