ALGÉRIE: POUR EMMANUEL MACRON, «IL Y AURA IMMANQUABLEMENT D’AUTRES TENSIONS»

mar, 10/05/2021 - 10:13

Alors que l'Algérie et la France traversent une grave crise diplomatique, Emmanuel Macron vient de confirmer les propos qui lui ont été attribués par Le Monde et de prédire d'autres tensions, dans une interview diffusée ce mardi 5 octobre sur France Inter, ce qui ne va pas être du goût de l'appareil militaro-politique qui dirige l'Algérie.

Dans cette interview accordée à Léa Salamé sur France Inter, et diffusée ce mardi 5 octobre 2021, Emmanuel Macron confirme ainsi pour la première fois les propos qui lui avaient été attribués par le quotidien Le Monde, et qui sont actuellement à l'origine d'une crise entre Paris et Alger, le régime algérien ayant entre-temps rappelé son ambassadeur et fermé son espace aérien à la force anti-terroriste Barkhane, qui opère au nord-Mali.

 

Il ne fait aucun doute que ces toutes dernières déclarations du président français ne vont pas plaire à l'appareil politico-militaire algérien. 

 

"J'ai le plus grand respect pour le peuple algérien et j'entretiens des relations vraiment cordiales avec le président Tebboune", a-t-il d'emblée déclaré, apaisant, sur France Inter, liant les tensions actuelles au travail de mémoire fait en France sur la Guerre d'Algérie.

Mais pour le président français, "la vie, c'est fait pour parler des désaccords et aussi les partager", car, selon lui, "nous avons trop de compatriotes dont l'histoire est mêlée à l'Algérie pour faire comme si de rien n'était". Pour Emmanuel Macron, "donc, il y aura immanquablement d'autres tensions".

Des déclarations qui laissent supposer que le chef d'Etat français avait réfléchi, bien en amont, aux mots qu'il avait prononcés à l'Elysée en la présence d'un journaliste du quotidien Le Monde. 

 

Ces propos tenus en ce mardi 5 octobre 2021 sur France Inter signifient aussi que la France assume une crise ouverte et longue avec l'appareil militaro-politique algérien. 

Emmanuel Macron avait déclenché la colère d'Alger après des propos rapportés par Le Monde, accusant le système "politico-militaire" algérien d'entretenir une "rente mémorielle" sur cette guerre.

Par Mohammed Boudarham